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La cervoiseL'élément de base de la bière est une céréale : l'orge, le froment ou l'épeautre. Le malt, premier composant de la fameuse boisson, est le résultat de diverses transformations des grains de céréales. Dans un premier temps, les grains sont plongés dans une bassine en bois où ils se gorgent d'eau. Après deux jours de trempage, ils sont étalés sur une surface plane pour favoriser leur germination.Lorsqu'une radicelle apparaît, on sèche les grains pour interrompre la germination, en les disposant dans une touraille, un séchoir composé de deux murs de pierre et recouvert de dalles d'argile, en dessous desquelles on allume un feu. Des vestiges supposés d'un tel séchoir ont été retrouvés lors des fouilles à Malagne et c'est sur ce modèle que la réplique a été construite. Les grains grillés sont devenus du malt. La couleur de la bière varie suivant la durée du touraillage. Plus les grains sont grillés, plus la bière est foncée. Le malt est ensuite broyé et mélangé à de l'eau portée à différents paliers de températures, pour en extraire le sucre. Des temps de repos et d'ajouts d'eau chaude se succèdent, puis viennent le filtrage et l'ébullition, jusqu'à l'adjonction des aromates au jus obtenu. La bière gallo-romaine entrait dans la liste des remèdes et nos ancêtres la consommaient à des fins thérapeutiques. Ceci explique l'addition de plantes médicinales, dont certaines avaient des vertus magiques : le romarin, la belladone, le genévrier, l'hysope ou encore l'origan marjolaine. L'usage des fleurs du fameux houblon n'est attesté qu'à partir du moyen âge, mais les Gallo-Romains connaissaient déjà la plante. On suppose que les anciens brasseurs ajoutaient également du miel pour ses apports en sucre et son arôme. Avec l'arrivée des Romains, l'usage d'épices jusqu'alors inconnue des Gaulois, s'est également répandu. Le liquide aromatisé obtenu est versé dans un tonneau. La levure ajoutée va ensuite transformer le jus en bière. Sur base de recettes conçues à Malagne, deux bières sont brassées artisanalement pour l'Archéoparc de Rochefort : la Malagne et l'Arduinna. Elles se consomment à la cafétéria du site. |
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