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L'atelier 'construction en argile'A l'époque gallo-romaine et davantage encore à l'époque gauloise, les bâtiments étaient loin d'être tous bâtis en matériaux dits « durs » tels que la pierre. Un large usage était fait de matériaux légers utilisant l'argile comme base et ce, quelle que soit la richesse de l'édifice. L'utilisation massive de ce matériau impliquait qu'on l'isole de l'humidité par des soubassements de pierre et des toits couvrants.La fabrication de briques crues : Avant l'usage des briques et tuiles cuites dans nos régions, apport décisif de la conquête romaine, et bien après, l'argile était utilisée dans certaines régions de Gaule pour la fabrication de briques crues. Elles pouvaient combler les interstices d'une construction utilisant la technique du colombage, c'est-à-dire composée d'une armature en bois. Après extraction, l'argile est stockée à l'extérieur et exposée aux intempéries pendant plusieurs mois. Elle est ensuite pétrie pour lui donner de la souplesse et additionnée d'eau et de substances visant à limiter le retrait de la pâte lors du séchage. La production se fait à l'aide de moules de bois dans lesquels l'argile est projetée. Les briques sont ensuite démoulées et mises à sécher dans un endroit bien ventilé. Après plusieurs semaines de séchage, les briques et autres matériaux de terre cuite sont enfournés dans un four de tuilier. Ce four fonctionne selon les mêmes principes que les fours de potiers mais est de dimension supérieure (près de 3 m). La cuisson dure plusieurs semaines et atteint des températures avoisinant les 1000°C. En dépit de l'emploi massif de briques et tuiles à l'époque gallo-romaine, dont on peut parfois suivre la diffusion grâce aux marques d'atelier (estampilles), les vestiges de ces installations bien spécifiques restent relativement peu fréquents. Objectifs pédagogiques :
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