L'atelier bijoux

A l'aide de documents photographiques, cet atelier a pour but de mettre en valeur la diversité des parures de nos ancêtres et de découvrir :

  • la beauté des bijoux portés par les Gallo-Romains (bracelets, colliers et torques, fibules et épingles, bagues, …)
  • la diversité des matières utilisées
  • les techniques très avancées pour le travail de ces matières
  • la signification du bijou

Durant cet atelier, les enfants ont l’opportunité de réaliser un bijou travaillé à la manière des Gallo-Romains. A l’aide de pinces et de métal étiré (fil de cuivre), chacun réalise son propre bijou en s’inspirant des modèles historiques présentés.

La majorité des bijoux conservés proviennent de tombes ou ont été perdus ou encore mis à l’abri par leur propriétaire. Les métaux précieux peuvent en effet être fondus et recyclés de nombreuses fois, ce qui n’est pas nécessairement le cas des pièces de moindre valeur qui nous sont parvenues en plus grand nombre.
S’ajoutant à leur valeur décorative, certains bijoux avaient à la base une fonction utilitaire. Les fibules, dont le décor a évolué au fil du temps et varié en richesse, servaient par exemple à agrafer les vêtements. D’autres pièces entraient dans le registre de la parure à l’image des bagues, colliers, bracelets ou boucles d’oreilles façonnés en différents métaux et agrémentés de perles ou de gemmes de prix. Outre l’argent et l’or, utilisés pour les pièces les plus précieuses, des métaux tels que le cuivre, le bronze (alliage de cuivre et d’étain), le laiton (alliage de cuivre et de zinc) ou le fer étaient utilisés. Ils étaient notamment mis en forme par fonte dans un moule ou par martelage et pouvaient ensuite être gravés, étirés en fils, tordus, polis, repoussés, incrustés, ciselés, émaillés, ...
Les bijoux les plus luxueux étaient dotés de pierres précieuses ou semi-précieuses, souvent remplacées dans les exemples plus modestes d’imitations en pâte de verre. Ce matériau servait également à confectionner des perles et des bracelets colorés ou entrait dans la fabrication d’objets émaillés. Ajoutons encore l’utilisation d’os et de corne, jais, coquillages, schiste, …
Outre leur valeur intrinsèque et le statut social de ceux qui les portaient, certaines pièces avaient une signification particulière, liée à la forme ou au matériau, les transformant en amulettes.

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