L'atelier colombin

L'argile est un matériau peu coûteux, relativement commun et plastique. Une propriété qu'il perd s'il est cuit.

Elle est utilisée dans de nombreuses réalisations de la vie courante : cloisons, briques et matériaux de construction en argile crue, briques, tuiles, carreaux, et décorations en terre cuite, céramique, ...

La céramique

Les Gaulois connaissaient les utilisations multiples de l’argile bien avant la conquête romaine. La céramique était essentiellement réalisée par modelage à la main ou au colombin. Le tour de potier était connu (tour lent ou tournette) mais ne se répandra de manière généralisée qu’à partir de l’époque romaine (tour rapide). L’usage généralisé du tour permet des réalisations aux parois plus fines, aux formes plus élancées et plus régulières. A ces techniques, les Gallo-Romains ajouteront le moulage permettant de reproduire des objets à l’envi, notamment pour certaines céramiques comme les sigillées.
Avant toute mise en forme, l’argile doit être soigneusement préparée. Après l’extraction, elle doit séjourner dans des bassins de décantation, être épurée ou au contraire enrichie de dégraissants (sable, calcaires) ou de chamotte (terre cuite pilée) afin d’éviter qu’elle ne se rétracte au séchage ou à la cuisson. Elle est ensuite malaxée, découpée en pains et stockée jusqu’à utilisation. Avant celle-ci, l’argile est encore battue une dernière fois pour en extraire les bulles d’air.
Le colombin est une technique relativement simple qui consiste à façonner les parois d’un récipient au moyen de boudins d’argile superposés. Après fabrication de la poterie, la surface peut être simplement lissée ou être décorée de diverses manières : incisions, motifs peints, engobe (bain d’argile liquide coloré ou non dans lequel on trempe la poterie), décor à la barbotine (argile délayée qui sert à lier les parties rapportées d’une céramique et que l’on applique en décor), ... Le récipient est ensuite mis à sécher avant d’être cuit dans un four, rudimentaire à l’époque gauloise et plus sophistiqué à l’époque gallo-romaine.
La partie inférieure du four est constituée d’une aire de chauffe où, lors de la cuisson, un foyer, alimenté au bois, est allumé afin que les gaz chauds puissent gagner la partie supérieure, le laboratoire. Les poteries à cuire sont déposées sur la sole du four, une plaque de terre cuite percée de trous (carneaux) faisant la jonction entre le foyer et la partie supérieure du four. Les céramiques mises en place, on construit les parois du laboratoire pour procéder à la cuisson. La température monte très lentement pour terminer le séchage et atteindre progressivement la température de cuisson voulue (au-dessus de 500°C et jusqu’à un peu plus de 1000°C). La couleur finale des récipients varie en fonction du taux d’oxygène contenu dans le four (ouvertures laissées ouvertes pour une couleur rouge ou totalement fermées pour un résultat gris ou noir). Lorsque les céramiques sont totalement refroidies, on les défourne en brisant la voûte du laboratoire.

Au cours de cet atelier, les enfants se familiarisent avec une technique de façonnage très simple mais qui demande des gestes techniques précis. Ils sont amenés à réaliser un petit bol qu’ils emportent à la fin de l’atelier.

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