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L'atelier parfumsCet atelier a pour but de sensibiliser les enfants au monde des parfums dans l'Antiquité. Ils pourront découvrir non seulement les ingrédients utilisés et leur provenance mais aussi les différents procédés de fabrication et les contenants utilisés. Ils réaliseront ensuite un onguent ou un cône à brûler en s'inspirant des techniques antiques.Les Romaines étaient de grandes amatrices de parfums, de pommades et d'onguents. Les nombreuses découvertes archéologiques réalisées dans les tombes de l'époque romaine le confirment. Dans l'Antiquité, le concept de « parfum » englobait de nombreuses matières aromatiques, traitées de différentes façons afin de conserver leur odeur et d'être utilisées pour parfumer, sous plusieurs formes, le corps ou l'atmosphère. Il existe une distinction très ancienne à partir des usages des parfums : il y avait des parfums solides que l'on brûlait (c'est le sens étymologique du terme « parfum », dérivé lointain de fumus) et des parfums fluides, mélanges aromatiques à base d'huile, que l'on étendait. Ces parfums sont tactiles : on les applique par massage et onctions. Ils possèdent des consistances très variées : baumes, pommades et onguents, et même poudres et se rapprochent plutôt de nos huiles et crèmes solaires que de nos eaux de toilettes vaporisées, dont l'excipient n'est pas l'huile mais l'alcool distillé. Les produits de beauté utilisés sont très variés : certaines matières servaient à farder le visage de blanc, rehausser le teint de rose, souligner les yeux de noir, parfumer et soigner la peau. Il existait des crèmes et des pommades pour le visage qui permettaient d'arborer un teint éclatant, des crèmes pour le corps qui rendaient la peau douce, des huiles parfumées qui évitaient d'avoir les cheveux secs, des huiles et onguents parfumés pour sentir bon et accessoirement pour masquer les mauvaises odeurs. Il convient cependant de distinguer l'art de la toilette et l'art de se farder. L'art de la toilette est en effet considéré comme une pratique noble relevant de l'hygiène corporelle. Les soins de la peau permettaient de préserver la beauté naturelle à l'aide de crèmes, de pommades et d'onguents. Cet art se rapproche ainsi de la pharmacie et de la médecine. L'art du maquillage était plus décrié car il arrangeait le visage artificiellement en lui conférant un éclat qui n'a rien de naturel : visage blanc et sourcils noirs, rouge des joues et des lèvres, cheveux teints. |