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L'atelier teintureLes auteurs anciens se sont plus à décrire les tissus aux couleurs chatoyantes que les Gaulois affectionnaient et l'art qu'ils possédaient en matière d'utilisation de végétaux à des fins de teinture.Ce goût s'est maintenu à l'époque gallo-romaine comme l'attestent les fragments d'étoffes conservés, montrant des tons de bruns, vert-olive, rouges et parfois violets. Malheureusement, en l'absence d'analyse, il n'est pas évident de retrouver les substances tinctoriales utilisées et leur mise en ouvre pratique. La laine brute présentait un panel de teintes allant de l'écru au noir mais en matière de teinture, c'est sur la laine blanche que le résultat était le plus heureux. Les traces archéologiques de fils teints semblent indiquer que l'opération avait lieu avant le filage, bien qu'il ne soit pas exclu que des pièces de tissu aient pu être teintes après tissage. Par contre, pour l'autre étoffe très répandue dans l'Antiquité, le lin, on ne dispose que de très peu de données. Parmi les plantes tinctoriales connues par les textes ou l'archéologie, cultivées ou sauvages, on peut citer le pastel (pour les bleus), le nerprun (bleus, verts ou jaunes), la gaude (jaunes), le genêt des teinturiers (jaunes), la garance (rouges), la galle du chêne domestique (noirs) ou encore le brou de noix (bruns). L'expérimentation permet de constater qu'en dehors de ces plantes bien connues, bon nombre de végétaux très communs produisent des colorants qui ont pu être utilisés en teinture domestique. Les recherches en archéologie expérimentale et en ethnographie rendent vraisemblable l'hypothèse de l'existence de deux méthodes de teinture différentes, à chaud par ébullition en utilisant un mordant et à froid par fermentation. Pour les enfants du niveau primaire, l'atelier est scindé en deux. Après la partie théorique présentant les vêtements gallo-romains, les principales fibres textiles et les différentes matières colorantes, nous préparons des bains de teinture avec quelques plantes choisies selon la saison. Des touffes de laine de nos moutons sont plongées dans des bains préparés la veille par l'animatrice, avec les mêmes plantes, ce qui raccourcit la manipulation. Pour les élèves du secondaire, l'atelier est plus étoffé. La partie théorique présente les vêtements gallo-romains, les fibres textiles et les matières colorantes mais aussi quelques plantes tinctoriales fraîchement cueillies (en saison) que les élèves doivent associer à des échantillons de laine préalablement teintes par ces plantes pour en tirer des conclusions quant aux couleurs obtenues, à l'effet des mordants, ... Au cours de la partie pratique, nous teignons des touffes de laine dans des bains de teinture préparés la veille. |