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L'atelier archéologiqueLe but de cet atelier est d'initier les enfants aux techniques de l'archéologie par le jeu.Les élèves sont répartis par petits groupes de trois ou quatre et se déplacent d'une activité à l'autre. Ils tirent au sort une question, recherchent le jeu qui leur en donnera la réponse et notent celle-ci sur un questionnaire. Il s'agit d'un travail de groupe où chacun a la possibilité d'exercer sa perspicacité et son adresse ou de faire appel à ses connaissances. Une correction avec l'ensemble du groupe permet de faire le lien entre les jeux et le travail de l'archéologue. Les jeux décrits ci-dessous sont souvent réévalués et adaptés en fonction des réactions des enfants. Les restes de repas
En fouillant les fosses-dépotoirs d'un site, les archéologues mettent souvent au jour des vestiges intéressants (restes de repas, fragments de céramique ou objets usuels) qui les renseignent sur la vie quotidienne des anciens. L'étude des restes de repas fournit différentes informations sur la nature des aliments consommés ainsi que sur le niveau de vie, les habitudes alimentaires, les productions ou le commerce. Bien entendu, toutes les denrées ne se conservent pas. Seules les parties les plus résistantes - telles que coquillages, os, noyaux ou grains - peuvent persister, parfois suffisamment conservées pour permettre de les identifier. Dans cette boîte se trouvent des déchets modernes correspondant aux trouvailles que l'on peut faire sur un site gallo-romain. A Malagne par exemple, n'ont été découverts que des fragments de coquilles d'huîtres. Les tessons de poterie
L'étude de la céramique fournit un certain nombre d'indices concernant des domaines aussi variés que la connaissance de la vaisselle, commune ou plus fine, du niveau de vie, du commerce, de la technologie ou des habitudes culinaires d'une population. Les récipients d'usage courant, le plus souvent produits localement, côtoient les vaisselles plus luxueuses, généralement importées par les personnes jouissant d'un niveau de vie assez élevé. En outre, selon la catégorie, la terre ou le décor, les céramiques apportent divers renseignements d'ordre chronologique, soit directement, soit par le biais d'un phénomène de mode et d'imitation de types plus luxueux. La céramique sigillée, une production de luxe d'abord importée avant d'être fabriquée en Gaule, constitue par exemple un élément de datation important pour les archéologues. La numismatique
Les monnaies sont un des éléments distinctifs d'une population. Lors de la conquête, le monnayage romain a progressivement remplacé les pièces gauloises. Comme aujourd'hui, la fabrication des monnaies dans l'Antiquité était un monopole d'Etat. Les représentations frappées sur les deux faces et le poids en métal précieux, qui définit la valeur de la pièce, étaient donc strictement réglementées. Le sujet représenté et surtout la titulature accompagnant le buste de l'empereur permettent en outre de dater la période d'émission. Les monnaies constituent par conséquent un outil chronologique très important. Parfois, les archéologues découvrent une concentration importante de monnaies. Elle peut résulter de la perte d'une bourse, d'une mise à l'abri intentionnelle lors de périodes troublées ou de la constitution d'un véritable « trésor ». Dans ces différents cas, la datation de l'ensemble est révélée par la date d'émission de la pièce la plus récente, à moins que le récipient ou la structure qui les contient ne livre une datation plus précise, indiquant alors le laps de temps qui sépare l'émission la plus récente et le dépôt. Les rites funéraires
Les pratiques funéraires varient au fil du temps et des civilisations. Avant la conquête, les Celtes incinéraient ou inhumaient leurs morts, accompagnés de quelques objets. Les plus grandes de ces sépultures pouvaient prendre la forme d'un tumulus. A l'époque gallo-romaine, la pratique de l'incinération se répand et devient majoritaire, du moins au Haut-Empire, puisque à partir de la fin du IIe s., l'inhumation refait surface pour finalement s'imposer. Après l'incinération, les cendres des défunts sont rassemblées dans une urne, déposée dans une fosse et accompagnée de matériel tel que vaisselle, objets personnels ou liés aux activités du défunt. Les parois de la fosse peuvent être revêtues de divers matériaux : terre cuite, pierre, . Les dispositifs funéraires varient enfin en fonction de la richesse des défunts. Chaque exploitation agricole possédait son cimetière, en bordure du domaine, le long des routes ou chemins et situé sur des terres impropres à la culture. A Malagne, ce dernier reste à découvrir. Les vitrines archéologiques
Quelques vitrines conservent des objets découverts sur le site au cours des fouilles : fragments de poterie, de verre à vitre et d'objets en verre, bijoux, empreintes de patte de chien et de sandale d'enfant imprimées dans l'argile fraîche. Autant d'objets témoins de la vie à Malagne il y a 2000 ans. L'industrie du fer
Connue depuis l'Age du Fer, la pratique sidérurgique se compose de trois étapes, la réduction du minerai, l'affinage des éponges et le forgeage des objets. Le minerai contenant de l'oxyde de fer est réduit chimiquement dans un bas fourneau porté à une température avoisinant les 1400°C par la combustion de charbon de bois. Cette étape permet d'obtenir une éponge de fer contenant du métal encore impur mêlé à des déchets, les scories. La seconde étape consiste à affiner les éponges de fer obtenues pour en chasser un maximum d'impuretés et les transformer en lingot. Cette opération prend place dans un foyer en forme de fosse. Enfin, ces lingots pourront être mis en forme à chaud par le forgeron. Les débris de matériaux de construction
Un tamis réunit différents fragments de matériaux typiques de l'époque gallo-romaine. Les dieux de l'Antiquité
L'analyse des croyances constitue, au même titre que l'ensemble des indices évoqués jusqu'à présent, une manière d'aborder la culture et la vie quotidienne d'une population. Différents panneaux décrivent le panthéon gallo-romain que l'on peut reconstituer d'après les sources disponibles (textes, iconographie, .). Le problème des assimilations entre dieux romains et divinités d'origine celtique y est mis en valeur. La palynologie
Toute espèce végétale supérieure possède un pollen spécifique qui, examiné au microscope, permet de l'identifier. Les pollens se conservant généralement dans le sol, leur analyse permet d'identifier les espèces qui poussaient à Malagne à l'époque gallo-romaine. On peut dès lors se faire une idée de l'environnement végétal de la villa, en fonction des concentrations de chaque espèce. Cependant, cette méthode présente des limites car certains pollens peuvent être difficilement identifiables. L'absence de pollen d'une espèce ne signifie donc pas qu'elle ne poussait pas sur un site donné. Les résultats doivent être recoupés avec les données issues d'autres analyses de l'environnement antique. Le jeu présent-passé
Bien que des siècles les séparent, les Gallo-Romains éprouvaient les mêmes préoccupations quotidiennes que nos contemporains. Outre les habitudes qui leur sont propres, ils disposaient d'outils et de moyens techniques destinés à leur faciliter la tâche. Ces associations d'objets montrent combien ils étaient proches de nous, tout en étant différents. La stratigraphie
Lorsque l'on fouille une parcelle, on ne se contente pas de dégager les structures. L'attention des archéologues est également portée vers l'analyse de la stratigraphie, c'est-à-dire de la succession des couches de sol qui se sont déposées au fil du temps. On réalise ainsi de véritables coupes stratigraphiques dont on voit ici une modélisation pour le site de Malagne. Les objets contenus dans ces couches permettent de dater ces successions, soit de manière absolue, lorsqu'un indice fournit une date précise et fiable, soit de manière relative en fonction de la position de la couche par rapport aux autres. Cependant, il convient de rester prudent car des perturbations restent possibles, comme on le voit ici, sur l'échelle qui matérialise l'histoire de Malagne. La dendrochronologie
Chaque année, un arbre produit deux cernes de croissance qui peuvent être de largeurs différentes, un cerne clair en été et un foncé en hiver. Une année au climat favorable produit de larges cernes tandis qu'un climat défavorable donne des cernes étroits. L'étude de cette succession sur un échantillon fournit des indications chronologiques concernant la date d'abattage de l'arbre. En effet, il est possible de mesurer ces cernes et d'établir une courbe reprenant des données propres au fragment. Les années apparaissent sur la ligne horizontale (abscisse) tandis que l'épaisseur est reportée sur l'échelle verticale (ordonnée). Grâce à l'analyse d'un vaste échantillonnage, il est possible par ailleurs d'établir des courbes de référence pour chaque essence et pour une période la plus longue possible. La datation des fragments ligneux découverts en fouille s'obtient donc par comparaison entre la courbe établie pour cet échantillon et les courbes de référence existantes. PROMO: de novembre à fin février:
un atelier gratuit est offert avec la réservation de l'atelier «Initiation à l'archéologie» (3h) |